Peur à cheval – #6 Respirer oui, mais en pleine conscience

Audrey Lamourelle - Coaching Mental Cavaliers > Blog > Bien dans son Job > Peur à cheval – #6 Respirer oui, mais en pleine conscience

Nous avons vu dans l’article précédent, qu’une respiration à un rythme très particulier nous permettait de revenir au calme. Mais nous avons vu également que, pour tirer tous les bienfaits de cette respiration, il fallait aussi qu’elle soit pratiquée en pleine conscience. C’est sur cette pleine conscience que nous allons arrêter ici.

Personnellement, je m’inspire de la méthode VITTOZ (attention, je m’en inspire seulement 😉). Elle m’a plu parce qu’elle parle de « contrôle cérébral », or, c’est précisément ce que nous avons besoin de développer. Cette capacité à reprendre le contrôle de ce qui se passe dans notre tête.

Et plus précisément, notre capacité à faire un STOP à un moment donné.

  • L’activité de notre cerveau

Notre cerveau fonctionne en permanence. Pensées, souvenirs, projections, réflexion, … sont autant d’activités qu’il produit en continu. Et il ne peut en être autrement. Aussi, lorsqu’on parle de faire un « stop », il faut préciser un peu.

Il ne s’agit pas d’arrêter l’activité mentale, car nous ne le pouvons pas. Il s’agit de contrôler le flux de pensées. Ce que nous allons stopper, c’est ce flux de pensées automatiques et désordonnées, et prendre la main pour les orienter consciemment et volontairement sur quelque chose. Nous allons en quelque sorte « décider » de ce que nous mettons dans notre esprit, plutôt que de laisser faire ce qu’il veut.

Pour être plus précis, nous devrions presque dire « Stop, je reprends le contrôle ».

  • Comment reprendre le contrôle ?

Reprendre le contrôle c’est décider de diriger son attention sur quelque chose. C’est une démarche volontaire de concentration. « La concentration permet de régulariser l’émissivité cérébrale. Elle est l’antidote du vagabondage cérébral et de la distraction. » R.Vittoz

Et, on ne peut qu’être d’accord avec cela.

Mais se concentrer sur quoi ?

Sur les messages de nos sens. C’est toute l’essence de la pleine conscience : faire l’expérience pleine et entière du moment que nous sommes en train de vivre. En effet, on se rend vite compte que notre mental est soit dans le passé, soit dans la projection, et que c’est bien ça l’origine de nos maux.

En se concentrant sur les sensations, les bruits, les odeurs, les images, les saveurs, nous orientons notre attention sur autre chose et il y a moins de place pour le reste 😉

  • Développer une habitude

L’erreur souvent commise et qui empêche de s’engager dans ces démarches c’est de s’imaginer passer beaucoup de temps à respirer en réceptivité (recevoir les messages des sens).

Laissez-moi faire une petite comparaison.

C’est exactement la même chose qu’apprendre à lire. Au départ, c’est assez fastidieux, voire même effrayant, d’apprendre les lettres, les sons, et d’être fluide dans sa lecture. Avec le temps, l’entraînement et l’habitude, c’est totalement différent n’est-ce pas ?

Et bien c’est pareil ici. Au départ on s’entraîne à prendre le contrôle en respirant en pleine conscience. Ce qui amène le calme. Ça nous semble fastidieux, et un peu effrayant.

Et puis, notre extraordinaire cerveau, modifie ses connexions, réorganise ses circuits. Au fur et à mesure du temps, nous y arrivons, mieux, plus vite, plus facilement. Jusqu’au jour où, reprendre le contrôle est un jeu d’enfant 😉.