Peur à cheval – #4 Comment agir

Audrey Lamourelle - Coaching Mental Cavaliers > Blog > Peur à cheval > Peur à cheval – #4 Comment agir

peur 4

Une fois que vous avez votre objectif et défini votre « pourquoi », vous pouvez commencer à travailler pour développer des habiletés qui vont vous permettre de gérer votre anxiété (1).

C’est souvent « à l’idée de » sauter, monter, partir en extérieur, galoper … qu’elle arrive. A ce moment-là, reviennent à l’esprit, les « mauvais » souvenirs,          les « mauvaises » expériences, et tout cela est projeté dans le futur.

 « La mémoire du passé n’est pas faite pour se souvenir du passé, elle est faite pour prévenir le futur. La mémoire est un instrument de prédiction. »                       A.Berthoz

La production de ces pensées négatives, et l’anticipation d’une situation délicate, active l’amygdale qui déclenche alors toute une série de réactions.              Les plus « visibles » étant l’accélération du cœur, et cette sensation que nos jambes « ne nous portent plus ».

Et là, ce que nous aimerions, c’est arriver à nous raisonner !! Pouvoir se dire « bon, c’est bon, ce n’est arrivé qu’une fois, ça ne veut pas dire que ça va se reproduire aujourd’hui ». Nous aimerions pouvoir nous calmer et reprendre le contrôle de ce qui se passe dans notre tête. Or, nous n’y parvenons pas…

Pourquoi ?

1. Faisons un détour au cœur de notre cerveau

La situation menaçante que vous anticipez, va passer automatiquement entre les mains de votre cortex préfrontal. Son rôle à lui c’est d’évaluer ce à                quoi vous devez faire face pour pouvoir mettre en place un plan d’action pour que vous puissiez vous sortir de là. En effet, si nous commençons par              une « réaction » rapide grâce à l’amygdale, nous ne sommes pas que cela. Nous avons aussi, dans un deuxième temps, la possibilité de revenir aux commandes.

Schématiquement et assez grossièrement, cela se passe comme ça :

Et maintenant vous comprenez que c’est là que tout se joue : si vous trouvez les réponses ou les ressources pour gérer la situation, alors vous arriverez            à maintenir l’émotion de peur sous contrôle et vous pourrez agir, mais si vous ne les trouvez pas, le danger est alors considéré comme « énorme », le        cortex préfrontal se met hors circuit pour laisser se dérouler le programme de survie et l’alarme de l’amygdale ne peut plus être freinée.

 

Concernant la peur à cheval, la situation menaçante qui déclenche l’anxiété est l’imprévisibilité / la perte de contrôle. Derrière « j’ai peur qu’il s’arrête »,         « j’ai peur qu’il fasse un écart », « j’ai peur de me faire embarquer », « j’ai peur de l’extérieur » … il y a toujours cela, il y a la crainte de la non-maîtrise.

Et, c’est parce que vous ne trouvez pas les réponses ou les ressources pour gérer cela que l’anxiété, la peur, ne connaît plus de limites et que vous ne parvenez pas à reprendre le contrôle. Bien sûr, nous sommes ici encore, tous différents. Vos expériences, votre histoire, votre éducation,                                       vos croyances, …, vont influencer la manière dont vous allez trouver ou non, vos réponses ou vos ressources.

Au fur et à mesure du temps, ce processus, à force d’être utilisé, se renforce. Et il faut en être conscient, pour accepter d’être patient.

2. Comment agir ?

Je préconise ici 2 axes de travail :

Apprendre à dire à l’amygdale que tout va bien, qu’elle peut éteindre l’alarme. Et, comme vous l’avez compris, vous ne pourrez pas le faire en                raisonnant. Il faut donc y parvenir par d’autres moyens. Heureusement, il en existe un qui est redoutablement efficace, comme vous allez le voir

Ensuite, il faudra trouver des réponses à cette question : « comment gérer ce que je ne maîtrise pas ». Ici, il faudra s’attacher à mettre sur la table                  certaines croyances, savoir utiliser votre motivation, et modifier peut-être un peu, votre carte du monde.

 

(1) On peut faire ici une petite parenthèse sur la différence entre la peur et l’anxiété. La peur est réactionnelle, et est provoquée par un danger externe réel.         L’anxiété, elle, naît du souvenir ou de l’anticipation d’une situation désagréable. Mais dans les deux cas, c’est le circuit cérébral de la peur qui est impliqué.