L’équitation en conscience, une philosophie

Audrey Lamourelle - Coaching Mental Cavaliers > Blog > Bienvenue > L’équitation en conscience, une philosophie

« L’équitation en conscience » ? Qu’est-ce encore que cela ?

C’est une équitation dans laquelle on ne s’oublie pas, dans laquelle on prend conscience que nous, humain, nous faisons aussi partie du système.

Quand on fait rentrer le cheval dans notre vie, on a à cœur de lui offrir des conditions de vie agréables, de nous améliorer techniquement, dans          n’importe quelle discipline, pour communiquer clairement avec lui, d’en apprendre le plus possible sur sa manière aussi à lui d’apprendre, pour être            toujours dans une relation gagnant-gagnant. On a à cœur de lui acheter le meilleur matériel possible, de lui prodiguer les meilleurs soins ….

On s’occupe beaucoup de l’environnement et de notre comportement. De tout ce qui est « extérieur » quelque part. Mais ce qu’on oublie facilement,        c’est nous-mêmes, c’est de travailler aussi sur nous-mêmes. C’est tout ce qui se passe à « l’intérieur ».

Pourquoi est-ce aussi important ?

En grandissant, au fur et à mesure de nos expériences de vie, nous avons construit notre égo pour nous protéger, nos certitudes, et demandé à nos émotions de se taire. Dotés d’un cerveau infiniment complexe, nous avons commencé à anticiper, projeter, filtrer, juger (souvent nous-mêmes),                          interpréter … nous sommes montés dans le mental.

Et on se trouve en contact avec un animal qui lui, ne fonctionne pas du tout comme cela.

Alors que lui est ici et maintenant, nous n’y sommes presque jamais. Alors qu’il est d’une grande cohérence, nous ne le sommes que rarement. Alors              qu’il est d’une extrême sensibilité nous lui amenons tout cela, tout ce bavardage mental. Mais personne n’est à blâmer là-dedans, car on ne nous a          jamais appris à quoi que ce soit là-dessus. Nous sommes juste livrés avec une extraordinaire machine mentale, sans mode d’emploi.

Qu’est-ce que ça va m’apporter ?

Certains mots « anticiper, juger, se projeter, interpréter, croire », ont peut-être raisonné tout à l’heure. Ces petits mots, ces processus mentaux                            sont souvent à l’origine de nos difficultés et il n’est jamais trop tard pour s’en occuper.

Mais au-delà de cela, je pense que le bénéfice d‘un travail sur soi est encore plus important.

C’est d’ailleurs souvent ce que je constate au cours de mes accompagnements. Si c’est une difficulté qui est à l’origine des coachings, au fur et à            mesure du temps, le cavalier prend conscience que notre travail va plus loin.

Plus il apprend à gérer le bavardage mental, plus il en apprend sur ses émotions, plus il met en place les croyances qui vont le porter, plus il apprend à            se reconnecter à lui, plus il s’apaise. Et, ce faisant, il entrevoit un autre chemin, celui de la connexion à son cheval.

C’est un peu le but ultime finalement.

Laissez-moi vous citer 2 phrases qui, je pense, vont dans ce sens :

La première est d’Oliveira : « La technique peut mener à un certain niveau, mais au-delà il faut l’adhésion psychologique du cheval. »

Or, comment faire pour susciter cette adhésion psychologique si ce n’est en travaillant sur cette connexion ?

Et la seconde de Brian Sean Reid : « sans la connexion, le cheval vous donne son corps mais pas son cœur. »

En conclusion, disons que le terme « travail sur soi » n’est pas glamour et n’a pas bonne presse, c’est certain. Mais ce que j’aimerai vous dire, c’est qu’il          ne faut pas prendre cela au pied de la lettre. Il ne s’agit pas de suivi thérapeutique, les psychologues font cela très bien. Il s’agit juste de prendre                  conscience que notre mode de fonctionnement est très éloigné de celui du cheval, et qu’il y a tout à gagner à le reconnaître et à nous pencher                     là-dessus.