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Comprendre le stress pour mieux le gérer

21 mars 2019.Audrey LAMOURELLE. .0 Commentaires
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Il faut bien commencer par le commencement 🙂

Une réaction de défense face à un danger

C’est une notion complexe, sur laquelle on peut trouver différentes définitions (1). Nous allons considérer que le stress est une réaction de défense face à un danger (réel ou imaginé).

Et quand il s’agit de nous défendre, d’assurer notre survie, les programmes qui se mettent en action sont redoutables. Nous en avons 3 à disposition, et chacun d’entre nous aura ses préférences. La fuite, qui se caractérise par un « mais qu’est-ce que je fais là ?!? », « j’ai qu’une envie c’est de rentrer chez moi !!?? », la lutte, qui se caractérise davantage par un énervement, une excitation importante, une tension nerveuse palpable, et l’inhibition, qui elle va plutôt faire penser à une sorte de paralysie.

A chacun de ces programmes ses modifications physiologiques, dont le point commun est la libération d’adrénaline et de cortisol, l’accélération des battements du cœur, l’augmentation de la tension musculaire, et cette incapacité à penser correctement pour sortir de cet enfer !!! Et ça ça s’explique, le préfrontal, sur lequel nous reviendrons, qui nous permet justement de raisonner, est “débranché” pour permettre aux mécanismes de survie de se dérouler vite et bien.

Grâce aux neurosciences nous avançons dans la compréhension de ce mécanisme.

Aujourd'hui de quel danger parle-t-on ?

Grâce à des études récentes en neurosciences, nous en savons aujourd’hui davantage sur ce qui se passe dans notre tête lorsque nous stressons, et sur ce danger.

Un petit détour au sein de notre cortex s’impose.

Nous fonctionnons au quotidien avec 2 modes mentaux :

Un mode mental automatique (MMA) qui gère le connu, le simple, le maîtrisé, le « déjà vu ». C’est un peu notre mode mental « par défaut ». Il est au cœur de notre monde conscient, il fixe les apprentissages  et les compétences. Il nous permet de naviguer dans notre quotidien avec autant de facilité que possible.

Et un mode mental adaptatif porté par notre cortex préfrontal (MMP). Le préfrontal, c’est la partie de votre cerveau qui se trouve juste derrière le front, celle qui s’est formée en dernier au cours de l’évolution et qui est responsable de la cognition, de l’élaboration de stratégies, du raisonnement etc… En bref la bonne majorité des fonctions cognitives supérieures caractérisant les capacités de l’homme.

C’est lui qui nous permet de nous adapter aux situations, entre autre grâce à la curiosité et l’acceptation, la nuance et la prise de recul, la réflexion logique et l’opinion personnelle (ses 6 paramètres) et c’est lui qui est structurellement le mieux placé pour faire face à la complexité, à l’incertitude, à la nouveauté ou à l’imprévu. Le seul “hic” c’est qu’il est, à l’inverse du MMA, largement inconscient.

Au quotidien la bascule entre ces deux modes se fait des centaines de fois. Lorsque je suis en terrain connu, c’est le MMA qui est à l’œuvre, et, si on me pose une question à laquelle je ne sais pas répondre par exemple, alors il passe la main au MMP. Et tout va très bien.

Le hic c’est que parfois le MMA est inadapté sur une tâche qu’il ne maîtrise pas et qu’il ne passe pas la main pour autant à celui qui serait plus à même de la gérer : le préfrontal.

Le danger : notre irrationalité

Le voilà le danger : cette persistance du MMA provoque des attitudes ou des représentations inadéquates pour faire face à la situation. Nos pensées sont irrationnelles (non fondées sur le raisonnement, exemptes de bon sens) et cette incohérence interne constitue un danger.

Heureusement pour nous, cette stratégie inadaptée le préfrontal la détecte, car il a cette capacité. Pour nous prévenir, ayant un accès difficile à la conscience, il ne peut faire autrement que recruter notre cerveau reptilien pour nous avertir en déclenchant le stress.

Finalement notre intelligence supérieure via le stress nous dit : change vite de stratégie, sort de ton mode automatique !!! Plutôt utile non ?

Un exemple récent (mars 2019).

Championnats du monde de Biathlon, relais mixte.

La première athlète s’élance et “passe à côté” de sa course.

Pour la deuxième relayeuse, la situation se complique. Cette possibilité a dû être envisagée par le staff et partagée avec les athlètes. Pourtant, elle passe elle aussi complètement à côté. Elle dira après coup, les larmes aux yeux, « je suis partie dans l’urgence, j’étais complètement en panique ».

Ces mots témoignent du fait que l’athlète n’était pas sur le mode mental approprié pour faire face à cette situation. Et qu’un switch vers le mode mental préfrontal était recommandé.

C’est la « panique » qui en est le révélateur. Si elle avait abordé cette situation avec une attitude préfrontalisante, il y a fort à parier qu’elle ne serait pas partie dans cet état.

Si le stress se présente, ce n’est pas grave !

Votre préfrontal essaie de vous dire quelque chose d’important. Il vous informe que « vous commettez une erreur de raisonnement et qu’il y a sûrement d’autres manières de gérer la situation »(2).

Et nous l’en remercions.

Le plus intéressant reste à faire maintenant. Apprendre.

Envie d'en savoir plus ? Venez,

  1. Il y a en effet des définitions qui vont mettre l’accent sur la cause. Le terme « stress » est alors utilisé pour parler d’une situation potentiellement difficile qui est un stress pour quelqu’un (WE prochain compétition, c’est le stress), d’autres sur les conséquences que l’évènement induit sur nous (réactions physiologiques – je ressens du stress) et d’autres encore sur les transactions entre la situation où se situe la cause et l’individu chez qui on observe diverses conséquences (Lazarus et Folkman – le stress est « une transaction entre un individu et une situation dans laquelle celle-ci est évaluée comme débordant ses ressources et pouvant mettre en danger son bien-être »).
  2. Fradin – L’intelligence du stress


		
Catégories : Gestion du stress

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